Les shampoings version écolo

Salut à tous ! Je vous souhaite une excellente nouvelle année ! En espérant reprendre une vie à peu près normale d’ici la fin 2021… Vous avez du le remarquer, le blog a bien changé ! Effectivement, un site tout nouveau, tout beau est venu se greffer au blog (qui a aussi fait peau neuve…) dans lequel je vous présente ma nouvelle activité professionnelle : accompagnatrice en transition écologique. Je suis super fière d’avoir pu mener mon projet à bien, même si pour l’instant, avec toutes les restrictions liées au COVID, je ne peux pas faire grand chose avec le grand public,… Bref, si ça vous intéresse, que vous êtes dans les environs de Lapalisse, Vichy, Roanne, venez faire un tour ! J’ai aussi lancé une campagne de financement participatif, si vous vous sentez d’humeur généreuse (on ne sait jamais,…) n’hésitez pas, c’est par là !

Bref, aujourd’hui, on parle shampoing solides !

L’état des lieux

Il se vend en moyenne 5 bouteilles de shampoing chaque seconde en France ! Soit 174 millions de bouteilles à l’année. Rien que chez nous… Ce qui fait autant de déchets qui finiront au mieux recyclés (tout en demandant une énorme quantité d’énergie), au pire au fin fond des océans, dans le ventre d’une baleine,… Si on omet l’impact néfaste pour la santé que représentent les produits capillaires traditionnels (silicones, perturbateurs endocriniens et autres joyeusetés,…), il faut reconnaitre c’est quand même dommage de continuer à produire autant de déchets quand de super solutions alternatives existent, non ?

Shampoings solides

C’est la version la plus connue. Au lieu d’avoir votre bouteille de shampoing classique, vous avez un produit sous la forme d’un pain de savon. Ça nécessite beaucoup moins d’eau à la fabrication, déjà, c’est aussi moins lourd à transporter, et ça ne nécessite pas d’emballage, si ce n’est un petit papier kraft pour indiquer les mentions légales.

De plus, ceux dont je vais parler aujour’hui, ont une composition irréprochable, bien plus saine et plus simple que ceux qu’on trouve dans les supermarchés…

Je fais ici une petite compilation de mes chouchous

Les savons de Joya

Ils ont plusieurs choix en fonction de votre type de cheveux, livrés dans un emballage compostable, fabriqués en France. On les a longtemps utilisés et on en a toujours été contents ! Ils ont aussi l’avantage d’être avec ou sans HE, donc les enfants peuvent aussi l’utiliser ! Parfait pour n’avoir qu’un seul shampoings pour toute la famille…

Prix : 7.7€

Naturayl

J’ai testée le shampoing au cacao et il a l’avantage de durer suuuuuper longtemps ! Il nous a fait p^lus de 6 mois. A 3 dessus, le prix est très vite rentabilisé ! Je ne suis pas repartie dessus car il ne convenait pas à mon mari, et je ne voulais pas avoir 40 produits différents dans la douche (on fait dans la simplicité on a dit !!), mais pour ma part, il me convenait très bien !

Prix : 8.5€

La karrigell des savons

Mon chouchou absolu ! il est vraiment super, je l’adore ! Fabriqué en Bretagne par une petite entreprise locale avec un max de matières premières locales. Il a aussi l’avantage de ne pas avoir de tensio-actifs, mais est fabriqué en saponification à froid avec un ajout de rhassoul. Ce qui le rend beaucoup moins irritant pour le cuir chevelu tout en étant meilleur pour la planète. Autre petit plus, qui n’a pas d’importance, mais qui me plait : il mousse vachement ! Il a tout bon quoi !

Prix : 6.5€

Shampoings poudre : le no-poo

Si le shampoing solide ne convient pas, on peut essayer les shampoings sous forme de poudre. Il en existe plusieurs, mais je vais ici parler des plus connus et simples d’utilisation

Le Rhassoul

Il s’agit d’une argile issue des roches volcaniques marocaines. Sans tensioactif ni savon, cette argile saponifère va avoir des propriétés absorbantes, nettoyantes, dégraissante et adoucissantes. Il suffira de la mélanger à un peu d’eau, de l’aloé véra ou même un peu de miel pour ses pouvoirs hydratants. On applique sur le cuir chevelu en massant doucement, on laisse poser tout ça dix minutes et on rince bien. Les cheveux sont propres, doux et légers. Un vrai bonheur !

Ma recette express

Mélanger 2 càs de rhassoul avec 2 càa d’aloé véra et 1càc de miel. Appliquer sur tout le cuir chevelu et descendre sur les longueurs. Patienter 10 minutes en écoutant une bonne musique puis rincer abondamment en massant bien. Voilà !

La farine de pois chiche

Eh oui, on ne va pas faire la cuisine, on parle bien shampoing ! La farine de pois chiche est riche en saponine, ce qui en fait un excellent produit nettoyant, mais elle va, en plus, favoriser la croissance des cheveux et réguler le sébum. Comme pour le rhassoul, on le mélange un de l’eau ou du l’aloe véra ou du miel (pour ma part, je fais un mélange des trois), on applique sur le cuir chevelu en massant bien, on laisse poser dix minutes et on rince bien. Résultat bluffant garanti !

Soin du visage : la peau sensible

« La beauté est une énigme »

– Dostoïevski

Bonjour à toi, aujourd’hui on continue notre tour des types de peau et des routines naturelles pour en prendre soin.

Si tu te rappelles bien, on a déjà vu la peau grasse, la peau déshydratée et la peau sèche. Aujourd’hui, on se penche sur la peau sensible !

C’est parti !

La peau sensible

Qu’est-ce que c’est et comment la reconnaître ?

La peau sensible est irritable, avec des rougeurs et des démangeaisons. La peau est très fine, peu élastique et réagit excessivement à tous types de stimuli. Elle peut même présenter une érythrose, c’est à dire que les rougeurs ne sont plus passagères, mais permanentes, principalement sur les joues. Lorsque l’érythrose s’aggrave, les petits vaisseaux à la surface de la peau deviennent apparent, on appelle ça la couperose. Ce n’est ni agréable, ni esthétique, mais il y a des solutions !

Attention, point sympa : le caractère sensible peut se superposer avec n’importe quel autre type de peau ! Comme la peau déshydratée d’ailleurs. Donc si t’as vraiment pas de bol, tu peux avoir la peau grasse et sensible à tendance déshydratée ! Nice !

Pourquoi j’ai la peau sensible ?

La sensibilité de la peau est due à une circulation sanguine défaillante. C’est à dire que les vaisseaux sanguins à la surface de la peau se dilatent trop et trop rapidement, d’où l’apparition de rougeurs. Mais, à la longue, les rougeurs ne disparaissent plus (c’est l’érythrose), les vaisseaux se dilatent de plus en plus et ne reprennent plus leur dimension initiale, la rougeur est permanente.

Différents facteurs vont venir jouer sur l’apparition de ces rougeurs :

  • le climat : la peau sensible va être très réactive au soleil, à la chaleur, mais aussi au froid, au vent,…
  • les émotions fortes
  • l’alimentation : les épices ou le café vont favoriser la dilatation des vaisseaux.
  • le vieillissement : on parle de vieillissement cutané à partir de 25 ans, hein !
  • l’utilisation de certains produits cosmétiques comme les parfums, les AHA,…

Quels produits sont adaptés ?

On va chercher à apporter un maximum de confort et de protection, tout en restant très doux. Le but est de ne pas agresser la peau, donc on évite les gommages fréquents au gros sel !

L’huile d’avoine

Très riche en céramides et en stérols (des lipides naturellement présents dans l’organisme), elle va être très bien tolérée par la peau et va participer à son hydratation et au maintien de son élasticité. Elle va avoir d’étonnantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires et va calmer les démangeaisons. Sa forte teneur en oméga-6, la rend aussi nourrissante et réparatrice. Idéale donc si tu as aussi la peau sèche. Si tu te rappelle, on en avait déjà parlé dans l’article sur les peaux déshydratées, car elle va maintenir la qualité hydrique de la peau. C’est donc vraiment une huile adaptée à plein de situation. Mais, elle est à éviter si tu as la peau grasse !

L’huile de caméline

C’est vraiment l’huile idéale pour les peaux sensibles. Elle est très riche en oméga 3 et 6, qui sont des acides gras essentiels. Les omégas 3 ont la particularité d’apporter de l’élasticité à la peau, mais ils ont aussi un fort potentiel anti-inflammatoire, donc idéal pour les peaux réactives et traiter les rougeurs ! Elle contient aussi de la vitamine E, qui est un antioxydant naturel et des stérols qui vont avoir une action réparatrice. A noter qu’elle a un toucher sec, c’est à dire qu’elle pénètre immédiatement, sans regraisser, donc idéale pour les peaux grasses !

Attention, elle est très sensible à l’oxydation, donc à ne pas garder plus de 3 mois et conserver au réfrigérateur.

L’huile de framboise

Tout comme sa copine l’huile de caméline, elle a une forte teneur en oméga 3 et 6, en vitamine E et phytostérols. Mais elle est aussi riche en caroténoïdes (ce qui lui donne sa jolie couleur), un puissant anti-radicalaire (le radicaux libres, c’est le truc qui fait vieillir tes cellules plus vite) ce qui en fait l’alliée des peaux vieillissante !

Quels soins pour ma peau sensible ?

Pour nettoyer

La peau sensible va avoir besoin de soins quotidiens, mais tout en douceur ! On peut la nettoyer un soir sur deux avec un savon saponifié à froid surgras. Le reste du temps et le matin, on va plutôt favoriser une lotion ou un hydrolat spécifique, comme l’hydrolat de camomille romaine ou de fleur d’oranger. On peut aussi utiliser un liniment oléo-calcaire (le même que celui pour les fesses de bébé) pour un démaquillage et nettoyage en douceur !

En soin hebdomadaire

On va éviter le gommage régulier pour ne pas sensibiliser encore plus la peau. Donc on opter pour la formule mensuelle, avec des grains très doux, comme la poudre d’amande, mélangée à un peu d’huile végétale ou encore à du gel d’aloé véra.

Pour le masque, on peut partir sur un masque par semaine, avec des actifs apaisants, tels que le miel. Donc tu peux te faire une petite tartine de miel et en profiter pour t’en appliquer sur le visage avec une touche d’huile et tu laisses poser pendant 10 minutes !

Et voilà pour les soins des peaux sensibles ! Et toi, t’as des astuces ?

Consommation d’eau : notre empreinte cachée

“Ce n’est que lorsque le puits s’assèche que l’on découvre la valeur de l’eau »

– proverbe écossais

Haha ! Il l’air mystérieux comme ça, ce titre, hein ! Bon, je n’ai pas été vraiment présente (pas du tout même…) ces derniers mois, je m’en excuse. Ceux qui me suivent sur Insta, savent que je n’arrivais pas à avoir la motivation à partager quoi que ce soit, à écrire… Je me suis sentie très en colère, désemparée, bref, pas dans le mood ! Ça revient petit à petit, et aujourd’hui, j’avais envie de parler un peu de notre consommation d’eau ! Je sais pas si c’est la pluie dehors, ça doit m’inspirer…

D’abord, parlons de l’eau en général. L’eau des mers, océans, fleuves, rivières,… représente 71% de la surface de notre planète. Ça fait à peu près 1 milliard de km3… Bref, ça fait beaucoup beaucoup d’eau ! Sauf que 97.5% de cette eau est salée ! Tout de suite, ça en fait vachement moins, hein ! Surtout que toute l’eau que l’on utilise est de l’eau douce. Donc finalement, pour toute notre activité humaine (et y en a un paquet), on ne peut utiliser que 2.5% de l’eau disponible…

L’empreinte eau

Qu’est-ce que l’empreinte eau ? En fait c’est la quantité totale d’eau que l’on utilise chaque jour.

Ce que l’on croit consommer

L’empreinte « visible » correspond à notre consommation quotidienne, entre la machine à laver, la douche, les toilettes, le brossage de dents, l’eau que l’on boit (accessoirement)…. Bref, un français utilisait en moyenne 145L d’eau par jour en 2012. Ça fait déjà un sacré chiffre… Mais ça va vite, quand on sait qu’une douche consomme 6L d’eau par minute (soit 90L pour une douche de 15 minutes), 150L pour un bain, 20L pour un programme classique de lave-vaisselle, 40L pour un lave-linge,…

Ce que l’on consomme réellement

Mais il y a aussi l’empreinte cachée, et c’est de ça dont on va parler principalement. L’empreinte cachée, correspond à la quantité totale d’eau utilisée de manière indirecte pour produire nos biens de consommations, se chauffer ou s’éclairer ou encore s’alimenter. Et là, la facture est sacrément plus élevée,… 1635L en moyenne par jour et par Français,…

Finalement, près de 94% de la consommation quotidienne en eau du Français moyen est invisible à nos yeux. C’est l’eau qui aura été utilisée pour faire pousser le coton avec lequel on se démaquille ou qui nous habille, l’eau qui aura servi à faire pousser nos légumes, ou produire notre steak, à construire notre maison ou encore à nous chauffer.

Mais, c’est une moyenne, hein. On ne consomme pas forcément 1635L d’eau par jour… Par exemple, aujourd’hui, je décide d’aller me promener avec des copines en ville. Je me lève, déjeune avec une tasse de thé (27L), une poignée d’oléagineux (222.5L) et une pomme (79L) parce que bon, je fais attention, je sais que je vais me faire péter le bide au resto (genre,…). Ensuite, je prend une douche (90L) et je me lave les dents (5L). Allez, je suis en retard, je me dépêche, je suis écolo, je prend mon vélo acheté d’occasion,… Je rejoint les copines et on se promène devant les magasins,… Et là, je passe devant un superbe petit haut en coton blanc ! Ni une, ni deux, je l’achète (2495L) et puis, au passage, je me fais plaisir avec un jean (8000L)… On s’arrête manger un morceau et je me fais plaisir avec une pizza margherita (1259L), un verre de vin (109L) et une tasse de café (132L). Je rentre chez moi, je lance une machine à laver (40L),…..

https://www.planetoscope.com/widget.php?id=239&f=1

Et pas que…

Bref ! Les 1635L sont LARGEMENT dépassés et ma journée n’est même pas encore terminée,… Et non seulement, on utilise une quantité d’eau phénoménale sans même s’en rendre compte, mais en plus on pollue ces eaux ! J’en ai déjà parlé dans l’article sur la mode, mais le coton est l’une des culture les plus polluantes et toxiques pour notre environnement. Pour un T-shirt en coton, c’est à peu près 2kg de toxiques rejetés dans la nature. Les eaux utilisées dans les élevages intensifs sont aussi, pour beaucoup, rejetées dans la nature, enrichies en azote et phosphore (qui causent une eutrophisation des eaux, donc la croissance excessives de certaines algues entrainant ainsi l’asphyxie des milieux marins), et avec quelques produits toxiques en prime, sinon c’est pas drôle. Sans parler de l’eau utilisée pour produire les matières plastiques,…

On peut aussi mentionner les pays où il est moins cher d’acheter des boissons gazeuses (Hello Coca…) que de l’eau. Le Mexique par exemple, permet à Coca Cola d’exploiter ses ressources en eau, de déverser les eaux usées dans la nature sans retraitement, alors que plus de 12 millions d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable. On notera aussi que l’eau en bouteille coute plus cher qu’une bouteille de Cola et que le pays compte 70% de sa population en surpoids,…

Mais alors, comment on peut faire ?

Là, les données parlent principalement de biens produits à l’étranger (donc une partie de l’empreinte eau est liée au transport). En achetant des produits français, tu diminue déjà pas mal ton empreinte. On estime que 40% de notre empreinte eau est produite hors de France. Donc tes oléagineux, tu favorises les noix et noisettes par exemple, qui viennent principalement de France et tu évites les cacahuètes, amandes,… Le pire étant peut-être les noix de cajou (ramassées en Côte d’Ivoire, transportées jusqu’en Inde pour être ouvertes, retransportées jusqu’au Pays-Bas pour être emballées,…), T’as compris le topo quoi,… On privilégie évidement les fruits et légumes locaux et de saisons, là tu divises presque ton empreinte par deux,… La viande de bœuf est peut-être l’aliment avec l’empreinte eau la plus forte (15415L au kg…). Mais là on parle principalement des élevages industriels. Si tu achètes ta viande direct au producteur, ce n’est plus la même (même si évidement, ça reste énorme,…). Là où ton empreinte eau peut-être facilement réduite, c’est dans le domaine textile aussi. Choisis des marques éco-responsables ou mieux encore, l’occasion. Garde tes vêtements plus d’une saison, limite tes achats à ce dont tu as besoin, revend ou donne ce que tu n’utilise plus,… Les appareils high-tech et électro-ménagers sont aussi très gourmands en eau. Favorise les appareils en classe A+, plus économe en eau, et évite de changer de téléphone tous les quatre matins,… De même, on passe au lavable et on dit non au jetable. En plus de limiter les déchets émis, ça permet de limiter aussi notre consommation d’eau. Et non, on ne dépense quasiment pas d’eau supplémentaire en machines avec les cotons, couches, essuie-tout lavables. Ils vont en machine avec le reste. Par contre, ça fait de sacrées économies en eau pour la planète si on s’y met tous !

Bref, plein de petites actions peuvent se faire au quotidien pour diminuer ton impact sur le stress hydrique de la planète. Parce que oui, ce n’est pas toi le premier concerné par ce manque d’eau. On est d’accord, ça se passe plutôt en Afrique ou en Asie. Mais ça ne veut pas dire que tu n’as pas ton rôle à jouer. Notre façon de vivre et de consommer ici, chez nous, a un impact direct sur ce qu’il se passe là-bas ! Mais tu as aussi compris que la plus grande partie de ta consommation d’eau ne passe par ton bain ou ton robinet. Alors, même sans s’amuser à laisser couler l’eau toute la journée, si tu veux prendre un bain, profite !

Et toi, tu connaissais le concept d’empreinte cachée ?

sources : Mexique, données sur l’eau en France, empreinte eau ici et

La salle de bain zéro déchet : les brosses à dents

“On doit mille fois plus estimer une dent qu’un diamant.”

– proverbe espagnol

Salutations ! Aujourd’hui, on parle de la salle de bain, des petites quenottes, des brosses à dents !

Un désastre écologique

Bon, le mot est peut-être un peu fort, mais pas loin… Les brosses à dents représentaient 1200t de déchets en 2007 en France (ce qui ne s’est pas arrangé entre temps hein, il ne faut pas rêver…). C’est 4,7 milliards de brosses à dents qui sont jetées chaque année dans le monde… Sachant qu’elles sont composées d’un mélange de plastiques divers, elle n’est quasiment pas recyclable. Oui oui, même si tu la met dans la poubelle de recyclage, elle finira enfouie, brûlée ou dans l’océan…

Du coup, sachant cela, on peut se demander comment changer les choses ? Autant on peut arrêter d’acheter des crèmes pour le visage, des plats industriels ou des vêtements neufs, autant on ne peut pas se passer de brosses à dents ou en acheter d’occasion ( y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes ).

Je te propose aujourd’hui une liste non exhaustive des différentes alternatives à la brosse à dents en plastique dont on essaye de se débarrasser. Je n’ai pas la solution, chaque alternative vient avec ses avantages et inconvénients. À toi de faire le choix en fonction de ce qui est le plus important pour toi : pays d’origine, matériau de base, fin de vie, vegan ou non,… Je te présente celles que je connais, mais tu peux en trouver plein d’autres dans le merveilleux royaume d’internet. Méfie-toi cependant des prix trop bas, ils cachent souvent une piètre qualité. Méfiance aussi par rapport à certains sites si la marque n’est pas clairement identifiée. Certains sites peu scrupuleux vont surfer sur la vague verte et te vendre cher des merdouilles achetées sur Ali express…

Les différents choix

La brosse à dents en plastique à tête interchangeable

De nombreuses marques proposent maintenant des brosses à dents dont on ne change que la tête. Tu gardes le manche, ce qui permet de faire une économie de plastique de près de 90% !

L’avantage, c’est que pour beaucoup, la fabrication est française ou européenne, donc le produit n’a pas fait le tour de la Terre pour arriver chez toi. L’inconvénient, c’est que ça reste du plastique. Même si tu gardes ton manche longtemps, tu génères un déchet. Tu trouveras sur le marché des brosses à dents de ce style fabriquées aux USA (comme Vitacare, Preserve ou Bogobrush) mais je me dis que là, on cumule plastique ET fabrication à l’autre bout du monde, donc niveau impact carbone, on se pose là… Ces marques sont très bien, avec de belles éthiques et tout, mais je préfère te parler ce qui se fait plus près de chez nous,…

Bioseptyl

La brosse à dents « Edith » a un manche en bio plastique (issu de matières végétales telles que les algues ou le liège ou encore les coquilles Saint Jacques) et plastique recyclé avec sa tête interchangeable en plastique recyclé et poils en nylon bio. La fabrication est entièrement française et tu peux leur renvoyer tes têtes pour qu’ils s’occupent du recyclage (une partie est recyclée en protège tête, une autre envoyée a une société pour faire du goudron). Ce qui est sympa, c’est qu’ils proposent un système d’abonnement, comme ça, pas d’oubli !

La brosse à dents est au prix de 9.9€ et la tête interchangeable coûte 3.50€ avec une réduction de prix si on choisit l’abonnement.

Bioseptyl propose aussi une gamme de brosses à dent faites à partir de bois français :

  • Édith en forêt : Le manche est en bois de hêtre naturel, issu de forêts françaises éco-gérées. On reste sur la tête interchangeable. Elle coûte 22€.
  • Dubois : La brosse est entièrement en bois de hêtre. En fin de vie, on coupe la tête qui va à la poubelle et on composte le manche. On la trouve à 5.40€

Lamazuna

La marque propose une brosse à dents dont le manche est en bio plastique à 70% (issu du ricin) et le socle de la tête en ABS (un type de plastique facilement recyclable). Il y a juste à changer la tête tous les trois mois. La fabrication du manche se fait en France et celle du socle en Italie. Tu peux aussi renvoyer les têtes à Lamazuna pour qu’ils les recyclent.

La brosse coûte 5.9€ et le lot de 3 têtes coûte 7.9€

Yaweco

C’est une marque allemande qui fabrique ses produits dans la forêt noire. Comme ses copines, le manche est en plastique et il suffit de déclipser la tête (en bioplastique) pour la changer. Les poils de la tête sont soit en nylon de ricin, soit en soie de porcs (originaire de Chine). Pour avoir déjà utilisé celle avec les poils en nylon, elle est vraiment pas mal et le manche solide dans le temps.

On la trouve en magasin bio à 3.5€ et le lot de 4 recharges à 4.20€.

Les brosses à dents en bambou

Pour les brosses à dents, quand on parle de bambou, normalement on parle du bambou moso. L’avantage de ce bambou c’est qu’il pousse tout seul. C’est du véritable chiendent ! Besoin ni d’engrais, ni de pesticides, ni d’eau (enfin si quand même, mais il se contente de l’eau trouvée naturellement dans le sol, pas besoin d’arrosage) ! Et surtout, il pousse à une vitesse folle et peut atteindre les 30 mètres très rapidement. De plus, cette espèce n’est pas mangée par les pandas, donc on ne leur retire pas leur nourriture. Inconvénient : elles sont fabriquées en Asie puisque c’est là qu’il pousse ce fameux bambou.

My Boo Company

Il s’agit d’une entreprise française, basée à Nantes qui propose une brosse à dent en bambou avec des poils en nylon de ricin. En fin de vie de la brosse, tu enlèves les poils (ça c’est la partie bricolage, il faut une bonne pince pour les retirer) que tu mets à la poubelle (ils sont dans une matière recyclable, mais comme ils sont trop petit, ils ne passent pas dans la chaîne…) et tu met le manche au compost !

On la trouve à 5€ sur leur site.

La marque propose aussi une brosse à dent en bambou à tête rechargeable.

Hydrophil

Là, c’est une marque allemande qui propose le même type de brosse que my boo company : un manche en bambou et des poils en nylon de ricin. Par contre, pour la fin de vie, comme le manche est coloré, je ne sais pas si on peut le composter, rien n’est précisé sur leur site.

On peut l’acheter à partir de 3.90€

Une autre solution

La Maline

La société J’aime mes dents propose une brosse à dent dont le manche est en bois de hêtre issu de forêt durablement gérées en France et fabriqué en Bretagne. C’est une brosse à dent à tête amovible, dont le socle en bioplastique est fabriqué en Italie. Là, on a l’avantage du système de la tête amovible (on ne change que la tête et on garde le manche), sans l’inconvénient du manche en bambou qui vient de loin ou en plastique (cracra). Comme pour la Édith en forêt, mais en moins cher. J’avoue que j’attends avec impatience la sortie prochaine de cette brosse à dent pour la tester !

On pourra la trouver sur le site au prix de 14.90€ et la tête rechargeable à 4.9€.

Le Siwak

Le bâton de siwak est connu depuis l’antiquité pour l’hygiène bucco-dentaire. Il s’agit d’une branche ou de la racine d’un arbre, le Salvadora persica. Il faut mâcher le bâton jusqu’à ce qu’il s’assouplisse, puis on se frotte les dents avec les fibres mouillées. Ça parait pas comme ça, mais le siwak a des propriétés antibactériennes, il va purifier et nettoyer et sa richesse en sels minéraux va permettre d’apaiser et protéger les gencives sensibles. L’OMS recommande même son usage dans les régions n’ayant pas accès aux brosses à dents « classiques ».

J’espère que ce petit tour des alternatives à la traditionnelle brosse en plastique t’a plu et t’a aidé à trouver ton bonheur ! Si tu en connais d’autres, partages en commentaire !

Par où commencer ?

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde

– Ghandi

Ça y est, tu as décidé de te lancer dans l’aventure Zéro Déchets ? De devenir zéro déchéteur ? (oui j’invente des mots, et des pas beaux…)

Félicitation ! Tu as pris une belle décision, tant pour toi, pour ton environnement, pour ta maison, ta santé, ta famille, ta peau et ton porte monnaie ! Même si pour ce dernier, il risque de souffrir un tout petit peu au début, c’est pour la bonne cause !

Mais parfois, avec tout ce qu’on peut voir et entendre, il est possible d’être un peu (complètement) perdu au début… Pas de panique, tout va bien se passer !

Mais oui, que faut il faire ? Doit-on tout jeter, se débarrasser du moindre millimètre de plastique et retourner à l’âge de pierre ? Danser tout nu sous la pluie en faisant des sacrifices aztèques ?

Alors comment je fais ?

Rassure toi, Rome ne s’est pas faite en un jour et il serait, je pense, irraisonnable de tout changer d’un coup. Changer ses habitudes demande du temps, de la volonté et de l’argent. D’autant plus quand il s’agit d’habitudes et de modes de consommation dans lesquels on baigne depuis l’enfance, que les gourous du marketing nous on fait assimiler depuis des dizaines d’années. Chacun fait comme il veut et surtout comme il peut. Si tu penses qu’il vaut mieux un changement radical et immédiat et que tu peux y arriver, tant mieux ! Pour ma part, je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur un ou deux points au début et évoluer à partir de là.

On dit qu’il faut en moyenne 21 jours pour qu’un nouvel acte devienne une habitude. En changeant tout, trop et trop vite, tu risques de perdre toute motivation devant l’ampleur du chantier. Parce que des choses à changer, il y en a un paquet, et plus on avance, plus on se rend compte de tout ce qu’on peut encore améliorer… ça peut vite devenir démotivant si on se met des objectifs trop importants dès le début. De même, virer tout le plastique de la maison, s’il est en bon état, me semble un peu contre productif. Pourquoi se débarrasser de quelque chose qui peut encore servir pour acheter la même chose, même s’il est dans un matériau éco friendly ? Je suis plutôt pour continuer à utiliser ce qui peut l’être et le changer au fur et à mesure. Ça fait moins mal au porte monnaie et ça reste plus dans l’état d’esprit de limiter les déchets.

La salle de bain

Moi, j’ai commencé par la salle de bain, c’est ce qui me semblait le plus accessible. Il y a énormément de choses à changer dans la salle de bain qui ne demandent pas un changement radical de nos habitudes de vie. Pour débuter, je trouve ça cool.

Remplacer les cotons jetables par des cotons lavables. Simple. Petit investissement de départ (chez les Tendances d’Emma, le kit de 15 carrés à démaquiller est à 29.90€ par exemple) mais sachant qu’ils se gardent trèèèèèèèèèès longtemps ( j’ai les miens depuis plus de 7 ans, même si là, ils commencent à décéder), on s’y retrouve vite. Pareil pour les cotons pour le change de bébé. Pas trop ragoutant au début, on prend très vite le plis. Surtout quand on voit la quantité de change qu’on peut faire entre la naissance et la propreté. Et c’est meilleur pour sa santé et la planète. Je ferai un article là dessus bientôt. Puis ensuite, partir sur des pains de savons, shampoing solides, baumes,….

La cuisine

Si tu choisis de commencer par la cuisine, finis tranquillement tes paquets de pâtes, riz et autres et, au fur et à mesure, remplaces-les par du vrac. Investis dans de zolis bocaux (que tu peux trouver facilement en recyclerie) et remplis les. Essaie de trouver des produits sans suremballage, d’acheter au maximum des produits bruts et limiter les aliments transformés. Ta poubelle va diminuer presque de moitié rien qu’avec ça ! Les magasins de vrac fleurissent un peu partout en ce moment, je suis sûre que tu en trouveras un près de chez toi ! Autrement, certaines enseignes de supermarché s’y mettent aussi (perso, je suis moins fan, mais bon…). Vous pouvez trouver les magasins de vrac près de chez vous sur le site de cartovrac.

Tu pourras aussi favoriser tes commerçants locaux et aller chez ton fromager, charcutier et compagnie avec tes contenants pour éviter les emballages inutiles. Même si ça peut les surprendre au début, ils sont en général plutôt ouvert sur le sujet. Il ne faut juste pas avoir peur de demander 🙂

A partir de là, tu verras facilement que les choses vont évoluer toutes seules. Certains changements qui te paraissaient insurmontables ou trop bizarres au début s’imposeront d’eux-même.

Et toi ? Par quoi as tu commencé si tu es zéro déchéteur confirmé (je vais déposer le brevet je pense 🙂 )? Ou par quoi penses-tu commencer ?