La salle de bain zéro déchet : les brosses à dents

“On doit mille fois plus estimer une dent qu’un diamant.”

– proverbe espagnol

Salutations ! Aujourd’hui, on parle de la salle de bain, des petites quenottes, des brosses à dents !

Un désastre écologique

Bon, le mot est peut-être un peu fort, mais pas loin… Les brosses à dents représentaient 1200t de déchets en 2007 en France (ce qui ne s’est pas arrangé entre temps hein, il ne faut pas rêver…). C’est 4,7 milliards de brosses à dents qui sont jetées chaque année dans le monde… Sachant qu’elles sont composées d’un mélange de plastiques divers, elle n’est quasiment pas recyclable. Oui oui, même si tu la met dans la poubelle de recyclage, elle finira enfouie, brûlée ou dans l’océan…

Du coup, sachant cela, on peut se demander comment changer les choses ? Autant on peut arrêter d’acheter des crèmes pour le visage, des plats industriels ou des vêtements neufs, autant on ne peut pas se passer de brosses à dents ou en acheter d’occasion ( y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes ).

Je te propose aujourd’hui une liste non exhaustive des différentes alternatives à la brosse à dents en plastique dont on essaye de se débarrasser. Je n’ai pas la solution, chaque alternative vient avec ses avantages et inconvénients. À toi de faire le choix en fonction de ce qui est le plus important pour toi : pays d’origine, matériau de base, fin de vie, vegan ou non,… Je te présente celles que je connais, mais tu peux en trouver plein d’autres dans le merveilleux royaume d’internet. Méfie-toi cependant des prix trop bas, ils cachent souvent une piètre qualité. Méfiance aussi par rapport à certains sites si la marque n’est pas clairement identifiée. Certains sites peu scrupuleux vont surfer sur la vague verte et te vendre cher des merdouilles achetées sur Ali express…

Les différents choix

La brosse à dents en plastique à tête interchangeable

De nombreuses marques proposent maintenant des brosses à dents dont on ne change que la tête. Tu gardes le manche, ce qui permet de faire une économie de plastique de près de 90% !

L’avantage, c’est que pour beaucoup, la fabrication est française ou européenne, donc le produit n’a pas fait le tour de la Terre pour arriver chez toi. L’inconvénient, c’est que ça reste du plastique. Même si tu gardes ton manche longtemps, tu génères un déchet. Tu trouveras sur le marché des brosses à dents de ce style fabriquées aux USA (comme Vitacare, Preserve ou Bogobrush) mais je me dis que là, on cumule plastique ET fabrication à l’autre bout du monde, donc niveau impact carbone, on se pose là… Ces marques sont très bien, avec de belles éthiques et tout, mais je préfère te parler ce qui se fait plus près de chez nous,…

Bioseptyl

La brosse à dents « Edith » a un manche en bio plastique (issu de matières végétales telles que les algues ou le liège ou encore les coquilles Saint Jacques) et plastique recyclé avec sa tête interchangeable en plastique recyclé et poils en nylon bio. La fabrication est entièrement française et tu peux leur renvoyer tes têtes pour qu’ils s’occupent du recyclage (une partie est recyclée en protège tête, une autre envoyée a une société pour faire du goudron). Ce qui est sympa, c’est qu’ils proposent un système d’abonnement, comme ça, pas d’oubli !

La brosse à dents est au prix de 9.9€ et la tête interchangeable coûte 3.50€ avec une réduction de prix si on choisit l’abonnement.

Bioseptyl propose aussi une gamme de brosses à dent faites à partir de bois français :

  • Édith en forêt : Le manche est en bois de hêtre naturel, issu de forêts françaises éco-gérées. On reste sur la tête interchangeable. Elle coûte 22€.
  • Dubois : La brosse est entièrement en bois de hêtre. En fin de vie, on coupe la tête qui va à la poubelle et on composte le manche. On la trouve à 5.40€

Lamazuna

La marque propose une brosse à dents dont le manche est en bio plastique à 70% (issu du ricin) et le socle de la tête en ABS (un type de plastique facilement recyclable). Il y a juste à changer la tête tous les trois mois. La fabrication du manche se fait en France et celle du socle en Italie. Tu peux aussi renvoyer les têtes à Lamazuna pour qu’ils les recyclent.

La brosse coûte 5.9€ et le lot de 3 têtes coûte 7.9€

Yaweco

C’est une marque allemande qui fabrique ses produits dans la forêt noire. Comme ses copines, le manche est en plastique et il suffit de déclipser la tête (en bioplastique) pour la changer. Les poils de la tête sont soit en nylon de ricin, soit en soie de porcs (originaire de Chine). Pour avoir déjà utilisé celle avec les poils en nylon, elle est vraiment pas mal et le manche solide dans le temps.

On la trouve en magasin bio à 3.5€ et le lot de 4 recharges à 4.20€.

Les brosses à dents en bambou

Pour les brosses à dents, quand on parle de bambou, normalement on parle du bambou moso. L’avantage de ce bambou c’est qu’il pousse tout seul. C’est du véritable chiendent ! Besoin ni d’engrais, ni de pesticides, ni d’eau (enfin si quand même, mais il se contente de l’eau trouvée naturellement dans le sol, pas besoin d’arrosage) ! Et surtout, il pousse à une vitesse folle et peut atteindre les 30 mètres très rapidement. De plus, cette espèce n’est pas mangée par les pandas, donc on ne leur retire pas leur nourriture. Inconvénient : elles sont fabriquées en Asie puisque c’est là qu’il pousse ce fameux bambou.

My Boo Company

Il s’agit d’une entreprise française, basée à Nantes qui propose une brosse à dent en bambou avec des poils en nylon de ricin. En fin de vie de la brosse, tu enlèves les poils (ça c’est la partie bricolage, il faut une bonne pince pour les retirer) que tu mets à la poubelle (ils sont dans une matière recyclable, mais comme ils sont trop petit, ils ne passent pas dans la chaîne…) et tu met le manche au compost !

On la trouve à 5€ sur leur site.

La marque propose aussi une brosse à dent en bambou à tête rechargeable.

Hydrophil

Là, c’est une marque allemande qui propose le même type de brosse que my boo company : un manche en bambou et des poils en nylon de ricin. Par contre, pour la fin de vie, comme le manche est coloré, je ne sais pas si on peut le composter, rien n’est précisé sur leur site.

On peut l’acheter à partir de 3.90€

Une autre solution

La Maline

La société J’aime mes dents propose une brosse à dent dont le manche est en bois de hêtre issu de forêt durablement gérées en France et fabriqué en Bretagne. C’est une brosse à dent à tête amovible, dont le socle en bioplastique est fabriqué en Italie. Là, on a l’avantage du système de la tête amovible (on ne change que la tête et on garde le manche), sans l’inconvénient du manche en bambou qui vient de loin ou en plastique (cracra). Comme pour la Édith en forêt, mais en moins cher. J’avoue que j’attends avec impatience la sortie prochaine de cette brosse à dent pour la tester !

On pourra la trouver sur le site au prix de 14.90€ et la tête rechargeable à 4.9€.

Le Siwak

Le bâton de siwak est connu depuis l’antiquité pour l’hygiène bucco-dentaire. Il s’agit d’une branche ou de la racine d’un arbre, le Salvadora persica. Il faut mâcher le bâton jusqu’à ce qu’il s’assouplisse, puis on se frotte les dents avec les fibres mouillées. Ça parait pas comme ça, mais le siwak a des propriétés antibactériennes, il va purifier et nettoyer et sa richesse en sels minéraux va permettre d’apaiser et protéger les gencives sensibles. L’OMS recommande même son usage dans les régions n’ayant pas accès aux brosses à dents « classiques ».

J’espère que ce petit tour des alternatives à la traditionnelle brosse en plastique t’a plu et t’a aidé à trouver ton bonheur ! Si tu en connais d’autres, partages en commentaire !

Les cotons lavables

La Terre n’est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent

– proverbe indien

Bonjour à toi, aujourd’hui, on retourne en salle de bain pour continuer à éliminer tout ce qui peut l’être, échanger le plastique cracra par du lavable et du réutilisable ! Si tu te rappelles bien j’avais déjà fait un article ici sur le sujet, mais cette fois on se focalise sur les cotons !

Pourquoi remplacer mes cotons jetables par du lavable ?

Pour plusieurs raisons toutes simples

Des raisons économiques

En moyenne, un français consomme plus de 2100 disques de cotons par an. Si on part sur une base d’1€ les 100 cotons, on est à 21€ pour l’année. Sur 5 ans, 105€ de cotons partis dans la poubelle.

Maintenant, si on part sur du lavable, on est sur une moyenne de 12€ pour 10 cotons. C’est sûr, c’est plus cher à l’achat. Sauf que tu peux les réutiliser pendant 5 ans facilement ! J’ai les miens depuis près de 8 ans, ça en fait des économies ! Non ?

Des raisons écologiques

L’impact du coton sur l’environnement est juste énorme !! Il faut 1620L d’eau juste pour produire 1kg de cotons ! En 2018, on a produit 25.400.000.000 kilos de coton. Ça fait tellement de zéros que je n’ai pas le courage de convertir en litres d’eau utilisés. Mais bon, j’imagine que t’as une bonne idée du nombre de piscines qu’on peut remplir avec ça… Ou encore de personnes qu’on pourrait abreuver…

Et ça, c’est sans parler de l’usage des pesticides ! Si la culture du coton ne représente que 2 à 3 % des terres cultivées (une broutille quoi…), elle consomme près de 24% des pesticides. Certains sont même classés « hautement dangereux », voire « extrêmement dangereux » par l’OMS… Je dis ça, je dis rien, hein,…

Le coton, quand il est filé et transformé, il ne ressort pas d’un blanc éclatant naturellement. Beaucoup, beaucoup de produits sont utilisés pour le blanchir. Et ces produits, ben ils sont plutôt toxiques. Très même. Le blanchiment chimique demande l’utilisation de chlore et d’azurants chimiques qui sont peu ou pas biodégradables et qui après avoir été rincés, vont se retrouver dans les rivières, puis dans les océans….

Alors comment faire ?

Comme dit plus haut, en remplaçant tes cotons à usage unique par des disques réutilisables. Et non, ne me parles pas des machines à faire en plus, parce que tu les glisses dans ta machine habituelle, ça n’utilise ni eau ni énergie supplémentaires !

Quelle matière choisir ?

Tu peux en trouver de pleins de matières différentes et même si le coton biologique est beaucoup moins gourmand en eau et intrant chimique que le coton traditionnel, il vaut peut être mieux opter pour d’autres matières :

  • L’eucalyptus : il a l’avantage d’être peu impactant sur l’environnement et nécessite peu d’eau. Sa transformation se fait en circuit quasi fermé avec un solvant réutilisé à plus de 95%. Pour la peau, il est et reste très doux et souple, même après de nombreux lavages. Idéal pour tout type de produits ( huiles, eaux micellaires, laits ou crèmes)
  • Le bambou : le champion toutes catégorie pour l’impact environnemental ! Il pousse tout seul, comme un grand, il ne nécessite quasiment pas d’eau, pas de pesticides, rien ! Il est également hyper absorbant, donc très recommandé pour les peaux grasses. Points négatifs, en plus de venir de loin, il nécessite pour sa transformation des produits plus chimiques que pour l’eucalyptus.

Quelles marques ?

Tu trouveras beaucoup de marques différentes proposant ce genre de produits. J’ai personnellement une préférence pour les tendances d’Emma, une jolie marque française, certainement leader du secteur, qui propose plusieurs gammes de produits lavables tous aussi sympa les uns que les autres ! Les matières sont le plus eco friendly possible et ils travaillent avec un ESAT. Les 10 carrés sont à 17€50, ce qui n’est pas donné, mais je trouve que c’est un super rapport qualité prix. Ils préconisent une durée de vie de leurs carrés de 6 ans et j’ai les miens depuis 8 ans, donc pour moi le pari est rempli.

Autrement, tu as aussi Lamazuna, qui propose ses carrés à 9€90 les 10, ce qui est moitié moins cher, mais ils sont composés de polyester, ce que je trouve dommage… Ou encore Hakuna Taka qui propose ses carré à l’unité pour 1€65. Ils sont en cotons bio tout doux et fabriqués en Champagne Ardennes.

Ou alors…

  • Les faire sois même : tu peux trouver des tutos sympa, comme celui de jujube en cuisine, ou clémentine la mandarine. C’est économique, pratique et t’as la satisfaction d’avoir fait quelque chose de tes mains !
  • le bon vieux gant de toilette !

Et toi, quelle solution as-tu choisi ?

Une salle de bain zero déchet

“S’il fallait prendre soin de sa santé comme on prend soin de se divertir, alors on ne serait jamais malade.”

– François Gervais

Dans la salle de bain, tout ou presque peut être remplacé par son équivalent écologique et éthique. Certains souvenirs des savons de ta grand mère qui laissaient la peau sèche et irritée peuvent te rebuter, mais de jolis produits existent aujourd’hui et on va découvrir ça ensemble. La liste de produits cosmétiques étant looooooooongue, on va se focaliser ici sur les basiques de la salle de bain. Pour ce qui est des produits en soin visage, un article complet est en cours. Et je te ferai aussi un topo sur les consommables de la salle de bain (cotons, cotons tiges, brosses à dents,…) et les serviettes hygiéniques dans d’autres articles, autrement, tu vas avoir de quoi lire pendant des heures… Tu peux déjà retrouver un topo sur les cotons lavables ici.

Une aberration écologique

Savais-tu que près de 186 millions de bouteilles de gel douche et 174 millions de bouteilles de shampoing sont vendues chaque année en France ? Soit plus de 360 millions de bouteilles, rien qu’en France !!! Quand on sait qu’en 2016 dans le monde, moins de 7% des bouteilles plastiques ont été recyclées,… Ça fait peur ma bonne dame !! Donc finalement, en faisant un petit geste, chacun de notre côté, y a moyen de limiter un peu la folie plastique et protéger les océans, non ?

Quelles alternatives ?

Les shampoings

Commençons par les shampoings justement : il existe de très nombreuses alternatives à la bouteille de shampoing traditionnelle, mais je vous ferai un article trèèèès détaillé dessus plus tard. L’alternative la plus courante, est celle du shampoing solide. En moyenne un shampoing solide équivaut à deux bouteilles, donc déjà, on est dans l’économie ! La composition est en générale beaucoup plus clean aussi, avec des produits plus respectueux de l’environnement ET de ta santé ! Tout bon quoi ! De nombreuses marques existent maintenant, ce qui te permet de choisir, tes petits favoris. Rendez-vous en bas de page où je te propose ma petite sélection à moi de mes marques d’amour 😉

En ce qui me concerne, j’évite les marques qui vendent leurs shampoings solides dans des emballages plastiques, parce que Allo quoi ! Pourquoi faire un produit ne nécessitant pas de plastique et en mettre un quand même ? Je trouve que c’est un peu se moquer du monde… Et je ne vous conseillerai évidement pas Lush, qui est le roi absolu du green washing… (je vous laisse aller voir chez Blue-althea qui fait un article très complet sur le sujet)

Les savons

Pour le corps, quoi d’autre que le traditionnel savon ! On évite le savon de Marseille qui décape un peu trop (bonjour le savon de mamie cité plus haut) et les melt and pour (tu sais, ces savons faciles à faire soi-même dont la blogosphère regorge et qui sont fait à partir d’huile de palme…) et on se tourne vers la saponification à froid. Ce procédé permet d’obtenir des savons naturellement riches en glycerine, ce qui apporte de la douceur et de l’hydratation. Et certaines marques proposent des produits vraiment sympa ! Il existe aussi une marque française, bouge-toi c’est pour ta planète, en cours de développement qui propose un gel douche en poudre que vous réhydratez vous même. Une atlernative sympa pour ceux qui ne peuvent absolument pas se passer du format liquide.

Les déodorants

Les déodorants peuvent aussi exister en format solide, sous forme de crèmes dans des boites en verre ou en alu ou encore sous forme de sticks rechargeables. Tu peux aussi tout simplement appliquer quelques gouttes d’huile essentielle de palmarosa sous les aisselles. Ca n’empêche pas la transpiration, mais au moins, pas de mauvaises odeurs. On evite la pierre d’Alun, qui est une fausse bonne idée. Oui, c’est naturel, mais il y a naturellement des sels d’aluminium dedans… Pour moi, par principe de précaution, autant partir sur d’autres produits, sans aucun risques.

Les dentifrices

Pour ce qui est du soin des dents, tu peux trouver les dentifrices soit sous forme solide, soit en poudre. J’ai personnellement une préférence pour ceux sous forme solide, qui moussent plus (Aaah pouvoirs du marketing….) et qui souvent n’ont pas de bicarbonate de soude, qui est certes très efficace, mais trop abrasif pour mes petites gencives sensibles… Solution extrême, tu peux partir sur le baton de siwak et frotter tes petits quenottes avec. Tu trouveras ici des explications complètes sur son utilisation.

Évidemment, toutes ces alternatives peuvent aussi être fabriquées maison, tu auras bientôt pleins de petits tutos pour être un ou une pro de la savonnerie et de la cosmétique maison !

Niveau marque, voici mon petit top 3 :

  • Les savons de Joya : mon petit chouchou ! Il s’agit d’une marque française, basée en Normandie, qui fait de vrais efforts en matière de produits et de packaging pour réduire les déchets au maximum. L’envoi est rapide, le service client super et leur choix de produits est assez vaste pour un budget raisonnable. Ils proposent vraiment de tout, autant les shampoings que les savons, dentifrices, crèmes visages, produits homme,…
  • Clémence et Vivien : encore une jolie marque française, avec des produits sympa, à la compo nickel et des packaging bien travaillés. Une gamme légèrement plus réduite, ils sont surtout spécialisés sur les déo en crème (super bien d’ailleurs !) et les savons surgras. Mention spéciale pour leur baume onctueux « Fleur d’été » qui nous transporte direct sous les tropiques !
  • Lamazuna : plus besoin de les présenter, ils sont sûrement leaders sur le marché et ce n’est pas pour rien. De bons produits, un emballage tout carton, tout est bien réfléchi ! Je les trouve juste un peu plus cher que leurs concurrent et pour la même qualité. Dommage !
  • oui, j’ai dit top 3, mais je voulais en rajouter un, qui est savonnier à Commelles en Isère et qui fait des trucs vraiment sympa : fun en bulles c’est avec sa marque que j’ai commencé les savons surgras et on revient toujours à nos premiers amours n’est-ce pas ?

Et toi, tu utilises d’autres marques ? Lesquelles ?? Et quelles sont tes astuces dans la salle de bain ?

Par où commencer ?

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde

– Ghandi

Ça y est, tu as décidé de te lancer dans l’aventure Zéro Déchets ? De devenir zéro déchéteur ? (oui j’invente des mots, et des pas beaux…)

Félicitation ! Tu as pris une belle décision, tant pour toi, pour ton environnement, pour ta maison, ta santé, ta famille, ta peau et ton porte monnaie ! Même si pour ce dernier, il risque de souffrir un tout petit peu au début, c’est pour la bonne cause !

Mais parfois, avec tout ce qu’on peut voir et entendre, il est possible d’être un peu (complètement) perdu au début… Pas de panique, tout va bien se passer !

Mais oui, que faut il faire ? Doit-on tout jeter, se débarrasser du moindre millimètre de plastique et retourner à l’âge de pierre ? Danser tout nu sous la pluie en faisant des sacrifices aztèques ?

Alors comment je fais ?

Rassure toi, Rome ne s’est pas faite en un jour et il serait, je pense, irraisonnable de tout changer d’un coup. Changer ses habitudes demande du temps, de la volonté et de l’argent. D’autant plus quand il s’agit d’habitudes et de modes de consommation dans lesquels on baigne depuis l’enfance, que les gourous du marketing nous on fait assimiler depuis des dizaines d’années. Chacun fait comme il veut et surtout comme il peut. Si tu penses qu’il vaut mieux un changement radical et immédiat et que tu peux y arriver, tant mieux ! Pour ma part, je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur un ou deux points au début et évoluer à partir de là.

On dit qu’il faut en moyenne 21 jours pour qu’un nouvel acte devienne une habitude. En changeant tout, trop et trop vite, tu risques de perdre toute motivation devant l’ampleur du chantier. Parce que des choses à changer, il y en a un paquet, et plus on avance, plus on se rend compte de tout ce qu’on peut encore améliorer… ça peut vite devenir démotivant si on se met des objectifs trop importants dès le début. De même, virer tout le plastique de la maison, s’il est en bon état, me semble un peu contre productif. Pourquoi se débarrasser de quelque chose qui peut encore servir pour acheter la même chose, même s’il est dans un matériau éco friendly ? Je suis plutôt pour continuer à utiliser ce qui peut l’être et le changer au fur et à mesure. Ça fait moins mal au porte monnaie et ça reste plus dans l’état d’esprit de limiter les déchets.

La salle de bain

Moi, j’ai commencé par la salle de bain, c’est ce qui me semblait le plus accessible. Il y a énormément de choses à changer dans la salle de bain qui ne demandent pas un changement radical de nos habitudes de vie. Pour débuter, je trouve ça cool.

Remplacer les cotons jetables par des cotons lavables. Simple. Petit investissement de départ (chez les Tendances d’Emma, le kit de 15 carrés à démaquiller est à 29.90€ par exemple) mais sachant qu’ils se gardent trèèèèèèèèèès longtemps ( j’ai les miens depuis plus de 7 ans, même si là, ils commencent à décéder), on s’y retrouve vite. Pareil pour les cotons pour le change de bébé. Pas trop ragoutant au début, on prend très vite le plis. Surtout quand on voit la quantité de change qu’on peut faire entre la naissance et la propreté. Et c’est meilleur pour sa santé et la planète. Je ferai un article là dessus bientôt. Puis ensuite, partir sur des pains de savons, shampoing solides, baumes,….

La cuisine

Si tu choisis de commencer par la cuisine, finis tranquillement tes paquets de pâtes, riz et autres et, au fur et à mesure, remplaces-les par du vrac. Investis dans de zolis bocaux (que tu peux trouver facilement en recyclerie) et remplis les. Essaie de trouver des produits sans suremballage, d’acheter au maximum des produits bruts et limiter les aliments transformés. Ta poubelle va diminuer presque de moitié rien qu’avec ça ! Les magasins de vrac fleurissent un peu partout en ce moment, je suis sûre que tu en trouveras un près de chez toi ! Autrement, certaines enseignes de supermarché s’y mettent aussi (perso, je suis moins fan, mais bon…). Vous pouvez trouver les magasins de vrac près de chez vous sur le site de cartovrac.

Tu pourras aussi favoriser tes commerçants locaux et aller chez ton fromager, charcutier et compagnie avec tes contenants pour éviter les emballages inutiles. Même si ça peut les surprendre au début, ils sont en général plutôt ouvert sur le sujet. Il ne faut juste pas avoir peur de demander 🙂

A partir de là, tu verras facilement que les choses vont évoluer toutes seules. Certains changements qui te paraissaient insurmontables ou trop bizarres au début s’imposeront d’eux-même.

Et toi ? Par quoi as tu commencé si tu es zéro déchéteur confirmé (je vais déposer le brevet je pense 🙂 )? Ou par quoi penses-tu commencer ?