J’ai testé : le furoshiki

Je suis nulle pour emballer les cadeaux. Et pour emballer tout court d’ailleurs.

– Robin Benway

Ça y est, Noël arrive à grand pas. Tu as trouvé tous tes cadeaux, reste plus qu’à les emballer ! Si il te manque encore l’inspiration, va faire un tour sur ma liste de cadeaux écolo, tu trouveras des choses sympas !

Autrement, question emballages, tu te dis que le papier cadeau, c’est pas trop zéro déchet, et t’as bien raison ! Le papier cadeau industriel est plastifié et bourré de produits chimiques (notamment les colorants), du coup il n’est pas du tout recyclable. Et si tu ne fais pas partie de cette étrange caste qui replie sagement et proprement son papier pour le ranger et le réutiliser (en sachant qu’il reste au fond du placard la plupart du temps), tu le met à la poubelle. Les déchets générés par les emballages cadeaux représentent 20000 tonnes par an en France. C’est énorme et ça pourrait être facilement réduit !

Tu as la possibilité de faire tes paquets cadeaux dans du papier kraft, qui est entièrement recyclable et avec lesquels tu peux faire des trucs sympa, on trouve pleins d’exemples sur Pinterest. Mais on le jette quand même. L’idée étant de limiter au maximum les déchets, c’est dommage. Essayons donc autre chose !

Le furoshiki

Je te propose donc l’alternative « Furoshiki » ! On en entend parler à toutes les sauces, on le voit même dans des reportages à la télé. C’est la star de Noël 2019 ! Mais, alors qu’est ce que c’est exactement ?

Revenons un peu en arrière : on estime que le furoshiki, qui se traduit par « baluchon pour le bain », a commencé à être utilisé aux environs de l’an 700 au Japon, sous l’ère Nara. Il servait à envelopper les vêtements et objets de valeurs pour les transporter et les protéger lorsque l’on se rendait aux bains publiques. Pas récent donc le concept ! On peut facilement le comparer à notre petit baluchon, mais le terme est quand même moins sexy… Il se trouve que cet usage à disparu progressivement avec l’apparition du sac plastique. C’est une initiative du ministère de l’environnement japonnais et divers associations écologiques qui ont relancé l’engouement pour ce petit paquet élégant.

C’est une super idée du coup ! On a un emballage super canon en tissu, qu’on peut agrémenter d’une petite déco, genre une branche de houx, un bâton de cannelle,…

C’est vraiment green ??

Oui, mais ! Il y a un mais ! Comme tout concept zéro déchet à la mode en ce moment, on essaye pas mal de t’entuber ! Ne te laisse pas avoir ! Certes le papier cadeau est un concept totalement absurde lorsque tu décides de limiter tes déchets, il n’est pas recyclable et contient pas mal de produits chimiques pas super pour l’environnement. Mais n’oublies pas que ton Furoshiki, il est souvent fait à partir de coton. Et si tu te rappelles de l’article que j’ai fait sur la fast fashion (si tu t’en rappelles pas, va vite le voir ! :)), l’industrie du coton est juste horrible, tant en terme d’écologie (le coton est la culture la plus polluante) qu’en terme d’humain (les ouvriers qui cultivent le coton travaillent dans des conditions épouvantables). Alors certes il y a le coton bio, c’est mieux, mais beaucoup de marques qui te proposent des furoshiki en ce moment ne s’embêtent pas à te proposer du tissu bio… Du coup, il faudrait que tu l’utilises un nombre incalculable de fois pour absorber son impact carbone (surtout que ce tissu vient de l’autre bout du monde).

Comment on fait alors ?

Mais alors comment on fait ? Le furoshiki, je trouve que c’est une super idée d’emballage, à condition de le faire bien et ne pas se laisser avoir par les sirènes du greenwashing. Le mieux est encore le faire toi-même avec des vieux draps, des tissus qui trainent chez toi, ou encore des tissus de recup. Un coup de machine à coudre et te voilà avec tes carré de tissu, fin prêt à faire ton emballage ! Ou encore avec des torchons pour les plus hardcore d’entre nous ! Et puis, si tu n’est pas doué avec une machine à coudre (comme moi), ou que tu n’as pas quelqu’un dans ton entourage qui l’est, tu peux en trouver sur le site de et puis colette, qui propose de beaux tissu de seconde main. Pas de perte !

Et comment ça marche ?

Je ne vais pas prétendre être une pro dans ce domaine. Je t’ai mis en photo mes divers essais mais je pense qu’un dessin, fait par ceux qui ont créé le concept sera peut-être plus parlant. Voici donc quelque techniques communiquées par le ministère de l’environnement japonnais.

Quelles dimensions pour mes furoshiki ?

  • 45 cm de côté : pour emballer de l’argent (période de fête ou funérailles),
  • 50 ou 52 cm de côté : pour transporter une boite à bento ou emballer de petits cadeaux,
  • 68, 70 ou 75 cm de côté : les plus adaptables pour emballer des cadeaux,
  • 90 cm de côté : pour emballer une bouteille, un livre ou réaliser un petit sac,
  • 105 ou 118 cm de côté : les plus adaptables pour réaliser des sacs,
  • 128 ou 140 cm de côté : pour emballer des vêtements ou réaliser un grand panier à pique-nique

Et toi, t’as déjà essayé ? Hésites pas à partager tes essais en commentaires !