Les shampoings version écolo

Salut à tous ! Je vous souhaite une excellente nouvelle année ! En espérant reprendre une vie à peu près normale d’ici la fin 2021… Vous avez du le remarquer, le blog a bien changé ! Effectivement, un site tout nouveau, tout beau est venu se greffer au blog (qui a aussi fait peau neuve…) dans lequel je vous présente ma nouvelle activité professionnelle : accompagnatrice en transition écologique. Je suis super fière d’avoir pu mener mon projet à bien, même si pour l’instant, avec toutes les restrictions liées au COVID, je ne peux pas faire grand chose avec le grand public,… Bref, si ça vous intéresse, que vous êtes dans les environs de Lapalisse, Vichy, Roanne, venez faire un tour ! J’ai aussi lancé une campagne de financement participatif, si vous vous sentez d’humeur généreuse (on ne sait jamais,…) n’hésitez pas, c’est par là !

Bref, aujourd’hui, on parle shampoing solides !

L’état des lieux

Il se vend en moyenne 5 bouteilles de shampoing chaque seconde en France ! Soit 174 millions de bouteilles à l’année. Rien que chez nous… Ce qui fait autant de déchets qui finiront au mieux recyclés (tout en demandant une énorme quantité d’énergie), au pire au fin fond des océans, dans le ventre d’une baleine,… Si on omet l’impact néfaste pour la santé que représentent les produits capillaires traditionnels (silicones, perturbateurs endocriniens et autres joyeusetés,…), il faut reconnaitre c’est quand même dommage de continuer à produire autant de déchets quand de super solutions alternatives existent, non ?

Shampoings solides

C’est la version la plus connue. Au lieu d’avoir votre bouteille de shampoing classique, vous avez un produit sous la forme d’un pain de savon. Ça nécessite beaucoup moins d’eau à la fabrication, déjà, c’est aussi moins lourd à transporter, et ça ne nécessite pas d’emballage, si ce n’est un petit papier kraft pour indiquer les mentions légales.

De plus, ceux dont je vais parler aujour’hui, ont une composition irréprochable, bien plus saine et plus simple que ceux qu’on trouve dans les supermarchés…

Je fais ici une petite compilation de mes chouchous

Les savons de Joya

Ils ont plusieurs choix en fonction de votre type de cheveux, livrés dans un emballage compostable, fabriqués en France. On les a longtemps utilisés et on en a toujours été contents ! Ils ont aussi l’avantage d’être avec ou sans HE, donc les enfants peuvent aussi l’utiliser ! Parfait pour n’avoir qu’un seul shampoings pour toute la famille…

Prix : 7.7€

Naturayl

J’ai testée le shampoing au cacao et il a l’avantage de durer suuuuuper longtemps ! Il nous a fait p^lus de 6 mois. A 3 dessus, le prix est très vite rentabilisé ! Je ne suis pas repartie dessus car il ne convenait pas à mon mari, et je ne voulais pas avoir 40 produits différents dans la douche (on fait dans la simplicité on a dit !!), mais pour ma part, il me convenait très bien !

Prix : 8.5€

La karrigell des savons

Mon chouchou absolu ! il est vraiment super, je l’adore ! Fabriqué en Bretagne par une petite entreprise locale avec un max de matières premières locales. Il a aussi l’avantage de ne pas avoir de tensio-actifs, mais est fabriqué en saponification à froid avec un ajout de rhassoul. Ce qui le rend beaucoup moins irritant pour le cuir chevelu tout en étant meilleur pour la planète. Autre petit plus, qui n’a pas d’importance, mais qui me plait : il mousse vachement ! Il a tout bon quoi !

Prix : 6.5€

Shampoings poudre : le no-poo

Si le shampoing solide ne convient pas, on peut essayer les shampoings sous forme de poudre. Il en existe plusieurs, mais je vais ici parler des plus connus et simples d’utilisation

Le Rhassoul

Il s’agit d’une argile issue des roches volcaniques marocaines. Sans tensioactif ni savon, cette argile saponifère va avoir des propriétés absorbantes, nettoyantes, dégraissante et adoucissantes. Il suffira de la mélanger à un peu d’eau, de l’aloé véra ou même un peu de miel pour ses pouvoirs hydratants. On applique sur le cuir chevelu en massant doucement, on laisse poser tout ça dix minutes et on rince bien. Les cheveux sont propres, doux et légers. Un vrai bonheur !

Ma recette express

Mélanger 2 càs de rhassoul avec 2 càa d’aloé véra et 1càc de miel. Appliquer sur tout le cuir chevelu et descendre sur les longueurs. Patienter 10 minutes en écoutant une bonne musique puis rincer abondamment en massant bien. Voilà !

La farine de pois chiche

Eh oui, on ne va pas faire la cuisine, on parle bien shampoing ! La farine de pois chiche est riche en saponine, ce qui en fait un excellent produit nettoyant, mais elle va, en plus, favoriser la croissance des cheveux et réguler le sébum. Comme pour le rhassoul, on le mélange un de l’eau ou du l’aloe véra ou du miel (pour ma part, je fais un mélange des trois), on applique sur le cuir chevelu en massant bien, on laisse poser dix minutes et on rince bien. Résultat bluffant garanti !

Protéger sa peau du soleil

« Here comes the sun and I say it’s alright »

– the beatles

Le soleil arrive, la chaleur avec et l’envie de se prélasser sur un drap, un livre à la main, un cocktail dans l’autre aussi ! Halala, les vacances sont bientôt là et on veut pouvoir profiter du soleil ! Enfin, je dis ça, mais j’ai plutôt tendance à me mettre à l’ombre rapidement parce que depuis quelques années, ça tape quand même vachement fort ! En tout cas, le soleil a de nombreux effets bénéfiques (synthèse de vitamine D, bonne humeur,…) mais n’oublions pas qu’il peut être particulièrement dangereux et qu’il est important de protéger notre peau ! Cependant, les crèmes solaires du marché, bien que protectrices présentent de nombreux inconvénients pour l’environnement et notre santé ! On va voir ça ensemble !

Ses effets sur le corps et sur la peau

Déjà, pourquoi on protège notre peau en fait ? On a tous envie d’être couleur steak trop cuit pourtant, non ?

Alors, déjà, de quoi on se protège ? Des UV ! Plus précisément, les UVA et UVB. Les UVC sont extrêmement toxiques, utilisés comme germicides dans les hôpitaux par exemple. Mais alors pourquoi personne n’en parle ?? COMPLOT !! Non, non, en fait, les UVC n’atteignent pas la Terre, donc pas besoin de s’en protéger ! (du coup, j’avais peut-être pas vraiment besoin d’en parler,…)

Les UVA

UVA comme Âge : petit moyen mnémotechnique pour s’en souvenir. En fait, ce sont eux qui sont les principaux responsables du vieillissement cutané. En gros, ils vont entrainer la formations des radicaux libres, qui empêchent les cellules de se régénérer, altèrent l’ADN,… Ils vont aussi altérer la qualité du derme, en diminuant le taux de collagène, donc ta peau sera plus fine, moins élastique,… bref, tu ressembleras à un pruneau séché à l’âge de 40 ans, et on ne veut pas ça ! Mais, accessoirement, depuis quelques années, on se rend compte qu’ils sont aussi responsables de cancers, principalement des carcinomes et ils favorisent l’apparition des mélanomes. Tout ce qu’on aime quoi !

Les UVB

UVB comme Bronzage : autre moyen mnémotechnique (pas la peine de me remercier…). Eux, ils sont responsables du bronzage et des coups de soleil. Ce sont eux qui créent la réaction de maillard (la réaction de quoi ?? tu vois ton steak qui cuit et devient tout grillé ?? Ben là, c’est pareil !) Du coup, grâce à eux, tu as un beau bronzage, quelques érythèmes (c’est les coups de soleil) et un beau mélanome. Et oui, il est aussi principalement responsable des cancers cutanés. Ah, et aussi, les coups de soleil : en fait c’est une nécrose des cellules l’épiderme qui vont enclencher une réaction inflammatoire, le fameux, l’unique, le coup de soleil. Voilà voilà…

On les aime hein nos UV ?

Les crèmes solaires « classiques »

Du coup, on a envie de s’en protéger de tout ça. Enfin j’imagine… Si tu es toujours adepte du mélange huile d’olive citron sur ta peau, c’est que t’as vraiment rien compris et que tu t’es vraiment gouré.e de page…

Bref, comment qu’on fait pour se protéger ? Roulement de tambour….. On met de la crème solaire ! Oui, mais laquelle ??

Parce que si on s’intéresse un peu à l’environnement (et si tu es ici, je suppose que c’est le cas,…) on sait maintenant que la plupart des filtres chimiques sont des perturbateurs endocriniens, détruisent les coraux, sont pour certains potentiellement allergisants ou cancérigènes (la logique de mettre un produit pour protéger sa peau contre un cancer pour en choper un autre à cause de la-dite crème,…). Mais, si les filtres minéraux, sont eux exempts de danger pour l’environnement, ils peuvent être absorbés par le corps lorsqu’ils sont encapsulés,… Bref, c’est le bazar !

On estime à 25000 tonnes, la quantité de crème solaire qui finit dans les océans tous les ans… Un partie de ses composés sont toxiques pour les phytoplanctons et les coraux, on retrouve des produits chimiques issus de ces crèmes dans les tissus des mammifères marins et des poissons. Jusqu’à 40% de la grande barrière de corail est détruite, et les crèmes solaires sont en partie responsables…

De plus les parfums de fleurs souvent présents dans les produits solaires, en restant à la surface, attirent les insectes pollinisateurs qui se noient..

Comment la protéger au naturel

Les crèmes dites bio

On peut trouver des crèmes de qualité qui n’auront pas de filtres chimiques, donc aucun impact sur l’environnement, mais des filtres minéraux : le dioxyde titane et l’oxyde zinc. Les deux sont parfois décriés, mais il faut s’assurer de ne pas avoir de nanoparticules dans ta crème.

Quelles crèmes choisir ?

  • Laboratoire Biarritz : on l’utilise pour les enfants depuis quelques années et on en est très contents. La formulation est top, bonne protection et elle résiste vraiment bien à l’eau. Un peu trop d’ailleurs, car elle est assez difficile à enlever à la douche ! Elle est enrichie en anti-oxydants, ce qui est un plus.
  • Niu : ma prochaine crème solaire je pense ! La formulation est vraiment au top (enfin pour une crème solaire, hein,…), pas de nanoparticules, elle a l’air vraiment pas mal. Et elle est enrichie en aloe vera et en xylitol pour l’hydratation. Et puis ils sont en train d’essayer de mettre en place un système de consigne pour leur flacon !
  • Accorelle : bonne compo et avantage, elle contient du bisabolol, qui est apaisant, pas mal après une expositions prolongée au soleil. La marque a rejoint le réseau 1% for the planet.

Je ne suis vraiment pas adepte du fait maison pour ce qui est des protections solaires. Tu peux trouver des recettes sur certains blog, mais personnellement, il s’agit d’un des rares cas où je préfère acheter un produit que le faire moi même et risquer qu’il soit mal fait. Surtout avec les enfants,…

Que faire d’autre ?

Les soins avant solaire

Avant d’aller te mettre au soleil, tu peux faire une cure de bêta-carotènes (en gros, tu manges des carottes, des tomates, des épinards, du chou Kale, des abricots, du melon,…) pour favoriser la production d’anti oxydants (qui vont lutter contre les radicaux libres).

Tu peux aussi choisir d’appliquer de l’huile de framboise tous les matins pour un effet bonne mine, anti-âge et apaisant. En plus, c’est une huile qui pénètre hyper facilement dans la peau, donc pas d’effet gras.

Après le soleil

Après l’exposition, il faut absolument réhydrater. Le top, c’est le gel d’aloé véra ! Le macérat de calendula est aussi un must-have pour apaiser et adoucir la peau.

Idée de soin express

En soin après-solaire, on mélange un tant pour tant de gel d’aloé-véra et de macérat de calendula, on applique sur tout le corps et on se repose ! Peau douce et réparée garantie !

Autrement, on peut aussi porter un T-Shirt UV, pour une protection supplémentaire et on n’oublie pas le chapeau !

J’espère que cet article t’a plu, n’hésite pas à partager ! Autrement, tu peux aussi venir me rejoindre sur Instagram @mygreen.littlelife ! A plus !

Consommation d’eau : notre empreinte cachée

“Ce n’est que lorsque le puits s’assèche que l’on découvre la valeur de l’eau »

– proverbe écossais

Haha ! Il l’air mystérieux comme ça, ce titre, hein ! Bon, je n’ai pas été vraiment présente (pas du tout même…) ces derniers mois, je m’en excuse. Ceux qui me suivent sur Insta, savent que je n’arrivais pas à avoir la motivation à partager quoi que ce soit, à écrire… Je me suis sentie très en colère, désemparée, bref, pas dans le mood ! Ça revient petit à petit, et aujourd’hui, j’avais envie de parler un peu de notre consommation d’eau ! Je sais pas si c’est la pluie dehors, ça doit m’inspirer…

D’abord, parlons de l’eau en général. L’eau des mers, océans, fleuves, rivières,… représente 71% de la surface de notre planète. Ça fait à peu près 1 milliard de km3… Bref, ça fait beaucoup beaucoup d’eau ! Sauf que 97.5% de cette eau est salée ! Tout de suite, ça en fait vachement moins, hein ! Surtout que toute l’eau que l’on utilise est de l’eau douce. Donc finalement, pour toute notre activité humaine (et y en a un paquet), on ne peut utiliser que 2.5% de l’eau disponible…

L’empreinte eau

Qu’est-ce que l’empreinte eau ? En fait c’est la quantité totale d’eau que l’on utilise chaque jour.

Ce que l’on croit consommer

L’empreinte « visible » correspond à notre consommation quotidienne, entre la machine à laver, la douche, les toilettes, le brossage de dents, l’eau que l’on boit (accessoirement)…. Bref, un français utilisait en moyenne 145L d’eau par jour en 2012. Ça fait déjà un sacré chiffre… Mais ça va vite, quand on sait qu’une douche consomme 6L d’eau par minute (soit 90L pour une douche de 15 minutes), 150L pour un bain, 20L pour un programme classique de lave-vaisselle, 40L pour un lave-linge,…

Ce que l’on consomme réellement

Mais il y a aussi l’empreinte cachée, et c’est de ça dont on va parler principalement. L’empreinte cachée, correspond à la quantité totale d’eau utilisée de manière indirecte pour produire nos biens de consommations, se chauffer ou s’éclairer ou encore s’alimenter. Et là, la facture est sacrément plus élevée,… 1635L en moyenne par jour et par Français,…

Finalement, près de 94% de la consommation quotidienne en eau du Français moyen est invisible à nos yeux. C’est l’eau qui aura été utilisée pour faire pousser le coton avec lequel on se démaquille ou qui nous habille, l’eau qui aura servi à faire pousser nos légumes, ou produire notre steak, à construire notre maison ou encore à nous chauffer.

Mais, c’est une moyenne, hein. On ne consomme pas forcément 1635L d’eau par jour… Par exemple, aujourd’hui, je décide d’aller me promener avec des copines en ville. Je me lève, déjeune avec une tasse de thé (27L), une poignée d’oléagineux (222.5L) et une pomme (79L) parce que bon, je fais attention, je sais que je vais me faire péter le bide au resto (genre,…). Ensuite, je prend une douche (90L) et je me lave les dents (5L). Allez, je suis en retard, je me dépêche, je suis écolo, je prend mon vélo acheté d’occasion,… Je rejoint les copines et on se promène devant les magasins,… Et là, je passe devant un superbe petit haut en coton blanc ! Ni une, ni deux, je l’achète (2495L) et puis, au passage, je me fais plaisir avec un jean (8000L)… On s’arrête manger un morceau et je me fais plaisir avec une pizza margherita (1259L), un verre de vin (109L) et une tasse de café (132L). Je rentre chez moi, je lance une machine à laver (40L),…..

https://www.planetoscope.com/widget.php?id=239&f=1

Et pas que…

Bref ! Les 1635L sont LARGEMENT dépassés et ma journée n’est même pas encore terminée,… Et non seulement, on utilise une quantité d’eau phénoménale sans même s’en rendre compte, mais en plus on pollue ces eaux ! J’en ai déjà parlé dans l’article sur la mode, mais le coton est l’une des culture les plus polluantes et toxiques pour notre environnement. Pour un T-shirt en coton, c’est à peu près 2kg de toxiques rejetés dans la nature. Les eaux utilisées dans les élevages intensifs sont aussi, pour beaucoup, rejetées dans la nature, enrichies en azote et phosphore (qui causent une eutrophisation des eaux, donc la croissance excessives de certaines algues entrainant ainsi l’asphyxie des milieux marins), et avec quelques produits toxiques en prime, sinon c’est pas drôle. Sans parler de l’eau utilisée pour produire les matières plastiques,…

On peut aussi mentionner les pays où il est moins cher d’acheter des boissons gazeuses (Hello Coca…) que de l’eau. Le Mexique par exemple, permet à Coca Cola d’exploiter ses ressources en eau, de déverser les eaux usées dans la nature sans retraitement, alors que plus de 12 millions d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable. On notera aussi que l’eau en bouteille coute plus cher qu’une bouteille de Cola et que le pays compte 70% de sa population en surpoids,…

Mais alors, comment on peut faire ?

Là, les données parlent principalement de biens produits à l’étranger (donc une partie de l’empreinte eau est liée au transport). En achetant des produits français, tu diminue déjà pas mal ton empreinte. On estime que 40% de notre empreinte eau est produite hors de France. Donc tes oléagineux, tu favorises les noix et noisettes par exemple, qui viennent principalement de France et tu évites les cacahuètes, amandes,… Le pire étant peut-être les noix de cajou (ramassées en Côte d’Ivoire, transportées jusqu’en Inde pour être ouvertes, retransportées jusqu’au Pays-Bas pour être emballées,…), T’as compris le topo quoi,… On privilégie évidement les fruits et légumes locaux et de saisons, là tu divises presque ton empreinte par deux,… La viande de bœuf est peut-être l’aliment avec l’empreinte eau la plus forte (15415L au kg…). Mais là on parle principalement des élevages industriels. Si tu achètes ta viande direct au producteur, ce n’est plus la même (même si évidement, ça reste énorme,…). Là où ton empreinte eau peut-être facilement réduite, c’est dans le domaine textile aussi. Choisis des marques éco-responsables ou mieux encore, l’occasion. Garde tes vêtements plus d’une saison, limite tes achats à ce dont tu as besoin, revend ou donne ce que tu n’utilise plus,… Les appareils high-tech et électro-ménagers sont aussi très gourmands en eau. Favorise les appareils en classe A+, plus économe en eau, et évite de changer de téléphone tous les quatre matins,… De même, on passe au lavable et on dit non au jetable. En plus de limiter les déchets émis, ça permet de limiter aussi notre consommation d’eau. Et non, on ne dépense quasiment pas d’eau supplémentaire en machines avec les cotons, couches, essuie-tout lavables. Ils vont en machine avec le reste. Par contre, ça fait de sacrées économies en eau pour la planète si on s’y met tous !

Bref, plein de petites actions peuvent se faire au quotidien pour diminuer ton impact sur le stress hydrique de la planète. Parce que oui, ce n’est pas toi le premier concerné par ce manque d’eau. On est d’accord, ça se passe plutôt en Afrique ou en Asie. Mais ça ne veut pas dire que tu n’as pas ton rôle à jouer. Notre façon de vivre et de consommer ici, chez nous, a un impact direct sur ce qu’il se passe là-bas ! Mais tu as aussi compris que la plus grande partie de ta consommation d’eau ne passe par ton bain ou ton robinet. Alors, même sans s’amuser à laisser couler l’eau toute la journée, si tu veux prendre un bain, profite !

Et toi, tu connaissais le concept d’empreinte cachée ?

sources : Mexique, données sur l’eau en France, empreinte eau ici et

Lecture : quels livres pour se lancer ?

La lecture est un acte de création permanente

– Daniel Pennac

Bonjour, bonjour, aujourd’hui, je te propose de partir à la découverte de la littérature verte ! C’est l’occasion pour moi de te présenter un peu les livres qui m’ont plu et qui peuvent t’intéresser dans le domaine de la réduction des déchets. Quels livres pour commencer l’aventure ou pour la continuer ? Il y a une tonne de livres sur le sujet, je ne prétend pas tous les connaître, mais je vais te partager ici mes coups de cœur !

« Zéro déchet » de Béa Johnson

Béa Johnson est une française installée aux États-Unis avec son mari Scott et leurs deux jeunes garçons. Elle s’est lancée dans une étonnante aventure : simplifier sa vie en réduisant ses déchets. Aujourd’hui, la famille Johnson n’en produit plus qu’un litre par an ! Dans ce livre, Béa nous dévoile des centaines d’astuces et de conseils pratiques pour adopter un mode de vie durable…

Comment parler de livres sur le zéro déchet sans parler de Béa Johnson ? Son livre, parut en 2013 fait office de bible dans le monde du zéro déchet ! Très agréable à lire, très complet, il t’explique comment refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter tes déchets. Elle organise ses conseils pièce par pièce, ce qui le rend facile à suivre et permet de piocher ce qui fonctionner pour toi et éliminer le reste. J’apprécie beaucoup qu’elle ait aussi l’honnêteté de parler de ses échecs et des moments où elle est allée trop loin dans le fait maison.

« Famille Zéro déchet, Ze Guide » de Bénédicte Moret et Jérémy Pichon

Réduire ses déchets pour la planète, pour sa santé, pour le porte-monnaie, c’est le moment ! Mais comment s’y prendre ? En marchant dans les pas de Jérémie et Bénédicte. Ce livre, à la fois carnet de bord pas triste, et guide pratique, vous mènera au but en vous épargnant bien des pièges !
Avec humour et autodérision, les auteurs vous proposent un plan d’action détaillé et 10 défis Zéro Déchet pour vous lancer. En s’appuyant sur leur connaissance de l’écologie, ils livrent des centaines de conseils pratiques et d’alternatives simples pour le quotidien : courses, cuisine, nettoyage, mobilier, hygiène, maquillage, vêtements, jardin, bricolage, festivités… Car les déchets sont partout !
Ce que vous allez gagner : l’amélioration de votre écobilan familial (1 poubelle de 15 L pour 1 mois), moins de toxiques et de sacrées économies. Plus le sentiment exaltant d’être acteur de sa vie, de sa santé, de créer du lien, de toucher à l’essentiel.

J’ai personnellement commencé mes lectures zéro déchet avec ce livre là. C’est un bonheur à lire. Simple et drôle, il dédramatise les ratés et facilite les avancées ! On y trouve des recettes simples à suivre, des anecdotes, des astuces,… tout ce qui est à savoir pour se lancer dans l’aventure !

« Green washing – fabriquer ses produits ménager » de Cécile Berg

Le titre un peu provocateur et très second degré renvoie au greenwashing, cette communication verte de certaines entreprises qui cache des pratiques peu écologiques. Il signe aussi le ton du livre : reprendre le pouvoir sur l’entretien de sa maison, ne plus se laisser abuser par certaines promesses d’efficacité. Savoir lire les étiquettes et analyser les compositions c’est aussi, à terme, refuser d’acheter à prix d’or les tablettes lave-vaisselle ou l’assouplissant pour le linge, si bon marché à fabriquer soi-même… Efficacité et économie sont les deux challenges de ce livre : fabriquer des produits très efficaces, avec un minimum d’ingrédients : bicarbonate de sodium, savon noir, vinaigre blanc, cire d’abeilles, huile de lin… et pour le plaisir quelques huiles essentielles.

J’ai offert ce livre à ma belle-mère quand elle a voulu se lancer et c’est une véritable pépite ! Très très complet, il est riche en astuce, en explication très complètes sur les produits et leur efficacité, en recettes en tout genre. On y apprend comment entretenir ses meubles de jardin et ses tapis, comment nettoyer son plan de travail, ses toilettes, ses chaussures de sport ou son tapis de yoga… bref, à avoir toujours avec soi !

« La famille sans supermarché » de Chloé Landriot

Une famille tente l’aventure de vivre sans supermarché, de consommer de façon « alternative », localement, tout en réduisant ses déchets.
Plus de 2 ans d’expérience transmises dans ce guide-témoignage bourré d’astuces, de bons conseils, d’adresses précieuses, de retours d’expériences positives et négatives, d’envies, d’idées, de ras-le-bol, de motivations, de joies familiales, de défis partagés… !

Bon, ben tout est dans le titre, hein ! Comment se passer de supermarché ? Avec ce livre, on se rend compte que ce n’est finalement pas si difficile, il suffit de trouver les astuces et lieux qui nous conviennent. J’ai adoré ce livre qui donne toutes les clés pour trouver les alternatives aux géants des courses à moindre coût financier et de temps.

« Se libérer du plastique » de Caroline Jones

Les 100 dernières années ont vu l’utilisation mondiale du plastique atteindre des proportions épiques. Nous sommes passés d’une société où le plastique n’existait pas du tout à une époque où chaque année nous produisons notre propre poids en plastique. L’impact dévastateur du plastique sur notre planète est clair, ainsi que la solution au problème : le supprimer. Mais avec de telles habitudes de consommation, comment y renoncer ? Se libérer du Plastique fourmille de conseils simples et pratiques pour commencer à réduire la quantité de plastique que vous utilisez et explique comment éliminer petit à petit ce matériau de votre vie. Grâce à 100 conseils faciles à suivre, ce guide sans stress et sans culpabilité vous aidera à : Commencer à supprimer le plastique simplement. Manger et boire sans utiliser de plastique. Conserver le mode de vie que vous aimez, sans plastique. Faire des courses responsables avec ingéniosité. Découvrir des moyens créatifs de supprimer le plastique de votre vie.

Un petit guide sympa, facile à lire, qui apporte tout un tas (100 si tu as bien suivi) de conseils faciles à suivre pour supprimer une grande partie du plastique utilisé au quotidien. Petit bémol, ce livre écrit par une britannique donne des informations qui sont valables parfois au Royaume-Unis, mais pas en France, donc faire attention.

Voilà pour mon petit tour des livres à avoir pour bien démarrer l’aventure ! Il y en d’autres, je te les partagerai une prochaine fois ! Et toi, quels sont ceux que tu aimes ?

La salle de bain zéro déchet : les brosses à dents

“On doit mille fois plus estimer une dent qu’un diamant.”

– proverbe espagnol

Salutations ! Aujourd’hui, on parle de la salle de bain, des petites quenottes, des brosses à dents !

Un désastre écologique

Bon, le mot est peut-être un peu fort, mais pas loin… Les brosses à dents représentaient 1200t de déchets en 2007 en France (ce qui ne s’est pas arrangé entre temps hein, il ne faut pas rêver…). C’est 4,7 milliards de brosses à dents qui sont jetées chaque année dans le monde… Sachant qu’elles sont composées d’un mélange de plastiques divers, elle n’est quasiment pas recyclable. Oui oui, même si tu la met dans la poubelle de recyclage, elle finira enfouie, brûlée ou dans l’océan…

Du coup, sachant cela, on peut se demander comment changer les choses ? Autant on peut arrêter d’acheter des crèmes pour le visage, des plats industriels ou des vêtements neufs, autant on ne peut pas se passer de brosses à dents ou en acheter d’occasion ( y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes ).

Je te propose aujourd’hui une liste non exhaustive des différentes alternatives à la brosse à dents en plastique dont on essaye de se débarrasser. Je n’ai pas la solution, chaque alternative vient avec ses avantages et inconvénients. À toi de faire le choix en fonction de ce qui est le plus important pour toi : pays d’origine, matériau de base, fin de vie, vegan ou non,… Je te présente celles que je connais, mais tu peux en trouver plein d’autres dans le merveilleux royaume d’internet. Méfie-toi cependant des prix trop bas, ils cachent souvent une piètre qualité. Méfiance aussi par rapport à certains sites si la marque n’est pas clairement identifiée. Certains sites peu scrupuleux vont surfer sur la vague verte et te vendre cher des merdouilles achetées sur Ali express…

Les différents choix

La brosse à dents en plastique à tête interchangeable

De nombreuses marques proposent maintenant des brosses à dents dont on ne change que la tête. Tu gardes le manche, ce qui permet de faire une économie de plastique de près de 90% !

L’avantage, c’est que pour beaucoup, la fabrication est française ou européenne, donc le produit n’a pas fait le tour de la Terre pour arriver chez toi. L’inconvénient, c’est que ça reste du plastique. Même si tu gardes ton manche longtemps, tu génères un déchet. Tu trouveras sur le marché des brosses à dents de ce style fabriquées aux USA (comme Vitacare, Preserve ou Bogobrush) mais je me dis que là, on cumule plastique ET fabrication à l’autre bout du monde, donc niveau impact carbone, on se pose là… Ces marques sont très bien, avec de belles éthiques et tout, mais je préfère te parler ce qui se fait plus près de chez nous,…

Bioseptyl

La brosse à dents « Edith » a un manche en bio plastique (issu de matières végétales telles que les algues ou le liège ou encore les coquilles Saint Jacques) et plastique recyclé avec sa tête interchangeable en plastique recyclé et poils en nylon bio. La fabrication est entièrement française et tu peux leur renvoyer tes têtes pour qu’ils s’occupent du recyclage (une partie est recyclée en protège tête, une autre envoyée a une société pour faire du goudron). Ce qui est sympa, c’est qu’ils proposent un système d’abonnement, comme ça, pas d’oubli !

La brosse à dents est au prix de 9.9€ et la tête interchangeable coûte 3.50€ avec une réduction de prix si on choisit l’abonnement.

Bioseptyl propose aussi une gamme de brosses à dent faites à partir de bois français :

  • Édith en forêt : Le manche est en bois de hêtre naturel, issu de forêts françaises éco-gérées. On reste sur la tête interchangeable. Elle coûte 22€.
  • Dubois : La brosse est entièrement en bois de hêtre. En fin de vie, on coupe la tête qui va à la poubelle et on composte le manche. On la trouve à 5.40€

Lamazuna

La marque propose une brosse à dents dont le manche est en bio plastique à 70% (issu du ricin) et le socle de la tête en ABS (un type de plastique facilement recyclable). Il y a juste à changer la tête tous les trois mois. La fabrication du manche se fait en France et celle du socle en Italie. Tu peux aussi renvoyer les têtes à Lamazuna pour qu’ils les recyclent.

La brosse coûte 5.9€ et le lot de 3 têtes coûte 7.9€

Yaweco

C’est une marque allemande qui fabrique ses produits dans la forêt noire. Comme ses copines, le manche est en plastique et il suffit de déclipser la tête (en bioplastique) pour la changer. Les poils de la tête sont soit en nylon de ricin, soit en soie de porcs (originaire de Chine). Pour avoir déjà utilisé celle avec les poils en nylon, elle est vraiment pas mal et le manche solide dans le temps.

On la trouve en magasin bio à 3.5€ et le lot de 4 recharges à 4.20€.

Les brosses à dents en bambou

Pour les brosses à dents, quand on parle de bambou, normalement on parle du bambou moso. L’avantage de ce bambou c’est qu’il pousse tout seul. C’est du véritable chiendent ! Besoin ni d’engrais, ni de pesticides, ni d’eau (enfin si quand même, mais il se contente de l’eau trouvée naturellement dans le sol, pas besoin d’arrosage) ! Et surtout, il pousse à une vitesse folle et peut atteindre les 30 mètres très rapidement. De plus, cette espèce n’est pas mangée par les pandas, donc on ne leur retire pas leur nourriture. Inconvénient : elles sont fabriquées en Asie puisque c’est là qu’il pousse ce fameux bambou.

My Boo Company

Il s’agit d’une entreprise française, basée à Nantes qui propose une brosse à dent en bambou avec des poils en nylon de ricin. En fin de vie de la brosse, tu enlèves les poils (ça c’est la partie bricolage, il faut une bonne pince pour les retirer) que tu mets à la poubelle (ils sont dans une matière recyclable, mais comme ils sont trop petit, ils ne passent pas dans la chaîne…) et tu met le manche au compost !

On la trouve à 5€ sur leur site.

La marque propose aussi une brosse à dent en bambou à tête rechargeable.

Hydrophil

Là, c’est une marque allemande qui propose le même type de brosse que my boo company : un manche en bambou et des poils en nylon de ricin. Par contre, pour la fin de vie, comme le manche est coloré, je ne sais pas si on peut le composter, rien n’est précisé sur leur site.

On peut l’acheter à partir de 3.90€

Une autre solution

La Maline

La société J’aime mes dents propose une brosse à dent dont le manche est en bois de hêtre issu de forêt durablement gérées en France et fabriqué en Bretagne. C’est une brosse à dent à tête amovible, dont le socle en bioplastique est fabriqué en Italie. Là, on a l’avantage du système de la tête amovible (on ne change que la tête et on garde le manche), sans l’inconvénient du manche en bambou qui vient de loin ou en plastique (cracra). Comme pour la Édith en forêt, mais en moins cher. J’avoue que j’attends avec impatience la sortie prochaine de cette brosse à dent pour la tester !

On pourra la trouver sur le site au prix de 14.90€ et la tête rechargeable à 4.9€.

Le Siwak

Le bâton de siwak est connu depuis l’antiquité pour l’hygiène bucco-dentaire. Il s’agit d’une branche ou de la racine d’un arbre, le Salvadora persica. Il faut mâcher le bâton jusqu’à ce qu’il s’assouplisse, puis on se frotte les dents avec les fibres mouillées. Ça parait pas comme ça, mais le siwak a des propriétés antibactériennes, il va purifier et nettoyer et sa richesse en sels minéraux va permettre d’apaiser et protéger les gencives sensibles. L’OMS recommande même son usage dans les régions n’ayant pas accès aux brosses à dents « classiques ».

J’espère que ce petit tour des alternatives à la traditionnelle brosse en plastique t’a plu et t’a aidé à trouver ton bonheur ! Si tu en connais d’autres, partages en commentaire !

La mode éthique

La mode se démode, le style jamais

– Coco Chanel

Bonjour à toi, aujourd’hui, j’avais envie de parler mode ! Cette semaine, c’est la fashion week, je me suis dit que c’était le bon moment pour se poser des questions sur notre façon de consommer les fringues.

Une horreur écologique et éthique

Savais-tu que l’industrie de la mode est le 2ème plus gros pollueur derrière le pétrole ? D’ailleurs, bon nombre de nos vêtements sont aussi issus du pétrole,… Le problème vient de ce qu’on appelle la « fast fashion », comme le fast food mais pour les fringues. Le macdo des fringues quoi… Vite acheté parce que c’est cool c’est en solde / promo / black friday / liquidation…. porté une ou deux fois puis abandonné au fond du placard. On l’a toutes et tous fait ! C’est tellement difficile de résister aux sirènes de la promo et du marketing. Et en plus, la mode change plus de 6 fois par an ! Si on veut rester à la page, on a intérêt à en consommer de la fringue ! En plus, franchement, qui dit non à un petit top trop mignon chez Primark à 4€ (en promo en plus, c’est trop bien !!!) ou à une jolie robe chez Zara à 15€ (elle aussi en solde, on fait des super affaires !!!) Tant pis si elle est un peu petite, de toute façon, on doit perdre du poids, ça motivera à faire un régime…. Et finalement, 3 ans plus tard, la robe en question n’a jamais été portée, t’as pris du poids et t’as plus de place dans ton placard en râlant tous les matins que tu n’as rien à te mettre… Ça te ne rappelle rien ?

Du coup, tes placards débordent et les décharges sont saturées de textiles (issu du pétrole tu te rappelles ? donc bien polluants). Pas cool. Mais ça, c’est que la partie visible de l’iceberg. Qu’en est-il de tout ce que l’on ne voit pas ? Les conditions de travail quasi inhumaines des enfants et des femmes au Bangladesh (pour ne citer que ce pays, mais c’est pas le seul hein !) ? Tu te rappelles du Rana Plaza ? Mais si ce bâtiment dans lequel travaillaient des milliers d’ouvriers pour Zara, Benetton et compagnie qui s’est écroulé en ensevelissant tout le monde (enfants compris, hein, parce que t’as bien compris maintenant que ta robe pas chère, elle est fabriquée par un gamin de 8 ans…). Ou encore la culture désastreuse du coton en Inde avec tout ce que ça implique d’utilisation de pesticides (pulvérisés par des ouvriers sans protections aucune et qui développent de terribles maladies) ? Sans compter l’impact écologique : 10% de la consommation mondiale de pesticides vient de la production de coton, 70% des cours d’eau chinois sont pollués à cause de l’industrie du textile…. Tu la regardes d’un autre œil maintenant ta jolie robe de chez Zara, hein ?

Après, je parle de Zara et Primark, mais soyons honnête, hein, la liste est looooooogue : Pimkie, Uniqlo, Jennifer, Mango, TopShop, H&M, Bershka, Pull&Bear, New Look, Forever 21,…. On peut continuer encore longtemps,…

Mais et pourquoi on fait ça au juste ? Qu’est-ce qui nous pousse à craquer juste pour ces jolies bottines pas chères ? Ou encore ce beau manteau camel ( j’en ai pas de cette couleur ) ? Tout simplement parce que nous avons été conditionnés depuis plus de 50 ans à penser que notre bonheur réside dans notre consommation. Si on achète alors on est heureux. Qui n’a pas eu cette petite décharge de plaisir au moment de payer ; à avoir cette sensation d’entière satisfaction de posséder un nouvel item ? Avec la mode, en plus c’est facile, c’est peu cher et cerise sur le gâteau on peut le montrer à tout le monde ! La société de surconsommation dans laquelle nous vivons nous incite à penser que notre bonheur passe par l’acte d’achat et par le regard des autres.

Et tu vas me dire maintenant, que tout ça, c’est bien beau, mais t’as quand même pas envie de passer ta vie en sarouel, de te faire des dreadlocks et de fumer de la marie-jeanne (quoi que…). Et je vais te répondre que des solutions, il y en a un paquet ! T’inquiète, jeune padawan, je ne vais pas te laisser te noyer tout seul dans ta collection de vieilles chaussettes, on va faire ça ensemble !

Première solution : la réutilisation !

Ne pas acheter neuf. Je ne te dis pas d’aller acheter de vieux vêtements tout pourris avec des trous et des mites, non plus ! Mais on trouve de plus en plus de friperies d’occasion avec de jolies pièces, peu chères du coup, mais qui ne recréent pas de déchets de fabrication. En plus, souvent, ces friperies sont en lien avec des associations, donc tu fais un beau geste pour la planète et pour autrui, magique ! Autrement, tu as aussi Vinted, qui est personnellement mon nouveau Graal. Tu trouves de tout, souvent même jamais porté avec encore l’étiquette. C’est là-dessus que je me fourni pour les vêtements de mon fils (parce que soyons honnête, les vêtements éthiques, ça coute un bras quand on sait qu’il va porter ses fringues 6 mois max….) et pour mes vêtements de grossesse. Et quand tu les utilises plus, tu les revend ! Double effet Kiss Kool ! Autre solution, Le Closet qui te permet de louer tes vêtements ! C’est un abonnement qui te propose des box envoyées chez toi avec de nouveaux vêtements à chaque fois. Ça prend pas de place dans ton placard, t’as toujours des fringues différentes et pas de frais de pressing parce que c’est eux qui le prennent en charge. En plus, aux changements de collections, tu peux acheter leur stock à des prix défiant toute concurrence.

Deuxième solution : les marques éthiques

Parce que dans l’industrie de la mode, il existe quand même des gens qui ont du cœur, il existe des marques très sympa qui proposent des pièces superbes. C’est sûr que niveau budget, c’est pas la même limonade. Mais le but est aussi de se questionner sur notre consommation et notre besoin d’achat. Il vaut peut être mieux une belle pièce de belle qualité que tu porteras longtemps que 4 que tu ne mettras qu’une fois et qui s’abimeront vite, non ? Personnellement, je me fais plaisir une ou deux fois par an avec un beau vêtement qui me fait vraiment envie. Le reste, si besoin, passera par la première solution, la réutilisation.

Niveau marque maintenant ! Je ne te fais pas une liste exhaustive, parce que ça serait vraiment trop long. Et tout dépend aussi de tes priorités, est ce que tu veux tes vêtements en matière naturelle, végan, fabriqués localement, équitables, …. ? Je vais te proposer ici quelques marques que j’aime beaucoup et t’expliquer pourquoi.

  • Maison ALFA : il s’agit d’une marque française qui utilise les tissus dévalorisés des industriels français et européens. La confection est entièrement réalisée à Lyon par une couturière indépendante. Les prix vont de 40€ à 180€ en moyenne.
  • 1083 jeans : marque française qui utilise du coton bio et /ou recyclé et tisse et assemble toutes ses pièces en France. Le prix vont de 69€ à 299€ en moyenne.
  • Carrousel : toujours une marque française qui dessine, fabrique et met au point ses vêtements dans la région Rhône Alpes en favorisant des tissus venant de France. Les prix vont de 30€ à 170€ en moyenne.
  • Justine b : encore une marque française qui fabrique à Paris, à partir de tissu certifié GOTS (un niveau très élevé en termes d’exigences environnementales, de qualités techniques non toxiques pour les humains, et de minimas sociaux est imposé). Petit plus, tu peux personnaliser ton vêtement pour l’ajuster à tes dimensions ! Les prix vont de 65€ à 185€ en moyenne.
  • People Tree : une marque britannique cette fois, pionnière dans l’industrie, qui existe depuis 1991. Elle s’engage à travailler directement avec les agriculteurs, ouvriers et producteurs et à garantir des conditions de travail décentes et équitables. La place est faite au coton bio et aux techniques les plus eco friendly possible. Les prix vont de 45€ à 170€ en moyenne.
  • Perus : une marque française de chaussures et sacs à dos qui fait fabriquer la totalité de ses produits au Pérou. On retrouve le tissu traditionnel inca dans tous les produits. Les ouvriers sont rémunérés à peu près 2x le salaire minimum local. Les prix vont de 65€ à 95€ en moyenne.

Et toi, tu connais des marques sympa à faire partager ? Si cet article te plait, n’hésites pas à laisser un commentaire !